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L'histoire des traditions mortuaires

En quelques mots, découvrez l’histoire et l’évolution des différentes traditions funéraires les plus importantes et les plus répandues.

Image décorative : Livre avec les pages en forme de cœur et une rose

Des traditions qui traversent les époques

L’homme de Neandertal enterrait déjà ses morts. Les premières sépultures d’homo sapiens remontent à plus de 100 000 ans. Elles ont été découvertes dans les grottes de Qafzeh et de Skhül en Israël.

Sous l’antiquité, la Gaulle connait les deux modes principaux de sépulture. La loi des XII tables (vers 451 – 499 av. JC) stipule même que la crémation ou l’inhumation doit se faire hors des villes.

Au Moyen-Age, le mourant décède au sein de la communauté familiale, au sein de la communauté d’habitants, au sein de la communauté des croyants. A partir de l’an 1000, les morts sont enterrés aux abords et dans les lieux de culte.

Sous l’Ancien régime, l’organisation des obsèques se spécialise progressivement (monopole du clergé) et le cercle du mourant se restreint au ministre du culte et à la famille proche. A la fin du 17ème siècle, les premières tombes apparaissent autour des églises, les idées hygiénistes vont alors exclure le cimetière aux abords des villes.

Quelques journées importantes

C’est la fête de Tous les Saints.
L’occasion de penser à tous ceux qui nous ont quittés. La Toussaint est une fête catholique. Chaque année, le 1er novembre est célébrée la fête de tous les Saints, connus et inconnus, y compris ceux qui ne sont pas associés à un jour précis dans le calendrier.

C’est en 835 que le pape Grégoire IV l’instaura. À ne pas confondre avec la fête des défunts (le jour des Morts) le 2 novembre. Cette commémoration est instaurée au XIe siècle par Odilon de Cluny (Odilon de Mercosur), Abbé de Cluny. C’est ce jour, que les familles célèbrent leurs défunts et prient pour eux.

De nos jours, il règne une confusion entre les 2 fêtes, d’autant plus qu’il n’y a qu’un jour férié, le 1er novembre. À la Toussaint, la tradition veut que les familles et amis des défunts se rendent au cimetière et déposent des fleurs sur les tombes en mémoires de tous ceux qui nous ont quitté. C’est le Chrysanthème qui est le symbole par excellence de cette tradition. On allume aussi des bougies, symbole de la lumière, de l’espoir, de la vie après la mort.

La Toussaint est la tradition religieuse qui résiste le mieux dans notre société actuelle, car le besoin de rendre hommage aux morts est toujours très présent.

Dès le IXe siècle, l’Église accomplit dans son rituel du jour la bénédiction des rameaux et la procession des fidèles, issue de la liturgie de Jérusalem. Les rameaux verdoyants, signes de vitalité, sont déposés sur les tombes au cimetière ou accrochés aux crucifix dans les maisons.

L’hymne Gloria, Laus et Honor est chanté pendant la procession des rameaux. La tradition chrétienne aujourd’hui veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénis, pour en orner les croix dans les maisons.